
En d’autres mots, CSF#18 serait une édition qui monte, d’une aile vigoureuse, vers les champs lumineux et sereins, jusqu’aux étoiles !
Vous pouvez découvrir les textes lauréats, leurs autrices et auteurs, dans toute la splendeur de leur gloire céleste, ici (ou en cliquant sur l’affiche ci-contre).
Mon pauvre texte, ci-dessous, arrivé pas trop haut dans le ciel du classement final, mais au moins assez auto-ironique, s’intitule, faute de mieux, Escalader le ciel.
Mesdames et messieurs, le pourquoi pas me semblait bien mériter aussi une tentative de mise en valeur…
Escalader le ciel –
Mais pourquoi faire ?
Ériger des Babels –
À quoi ça sert ?
Chercher des raccourcis
Ascensionnels –
Garder la nostalgie
Et l’étincelle –
Escalader le ciel –
Briser ses fers
En ébats de chandelle
Depuis l’enfer –
Se torturer la vie
Intemporelle –
Au Paradis promis
Surnaturels –
Le ciel de ses rêves –
Le ciel de ses trêves –
Le ciel de ses sèves –
Le ciel de ses grèves –
Le ciel de ses frères –
Des mères – des pères –
Le ciel nécessaire
Des airs déserts des guerres…
Escalader le ciel –
Dans la lumière
Filer à tire-d’aile
De cette terre –
Monter à l’infini
Quand on chancelle –
Tomber en haut aussi
Spirituels –
Escalader le ciel –
Soyons sincères –
Bâtir des arcs-en-ciel
Ça n’aide guère –
Flagrant d’idolâtrie
Chez les mortels
Le ciel serait ici
On se rappelle
Le ciel des prunelles
Tridimensionnelles
Des Bonnes Nouvelles
De ceux et de celles
Qui restent fidèles –
Tels quels – telles quelles –
Qui nous ensorcellent
Et qui nous modèlent
En apesanteur –
Un ciel intérieur…
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